La présence des femmes en politique

Au Québec, ce n’est que depuis 1940 que les femmes ont le droit de vote. La première candidate aux élections est Mae O’Connor en 1947. Toutefois, ce n’est qu’en 1961 qu’une première femme, Marie-Claire Kirkland-Casgrain, est élue au Parlement du Québec. En 2014, moins de la moitié des députés élus sont des femmes, soit 27,2 % (Assemblée nationale du Québec, 2014). L’année dernière, alors que le pourcentage de femme élue à l’Assemblée nationale était de 33 %, Claude Lafleur publiait un article qui manifestait la fierté du Québec qui, s’il était un pays, se situerait à la 25e position des 190 pays où il y a le plus de femmes en politique (Lafleur, 2013). Il comparait d’ailleurs le Québec au Canada qui pour sa part occupe la 46e position et les États-Unis qui occupent la 77e position (Lafleur, 2013). Malgré le cadrage positif que Lafleur donne à son article, il ne faut pas avoir l’illusion que la politique est un domaine équitable pour les hommes et les femmes. Au contraire, les femmes sont toujours marginalisées à cause de la dominance du masculin qui maintient le statu quo dans les rapports de pouvoir. Ceci peut constituer un défi pour les femmes si l’on s’attend d’elles qu’elles demeurent au foyer et que l’on croit que la politique n’est pas un métier concordant avec le genre féminin. Le choix d’une carrière en politique plutôt que du rôle de mère et d’épouse fait souvent l’objet des discours médiatiques. Lire la suite de « La présence des femmes en politique »

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Crise de la masculinité ou crainte du féminisme montant?

J’ai dernièrement constaté que les discours en faveur de la dominance masculine et de l’inégalité entre les hommes et les femmes peuvent mener à une forme redoutable de violence. Cela s’est vérifié dernièrement par la tuerie du 23 mai en Californie. Le tueur, Elliott Rodger, a exprimé qu’il voulait punir les femmes pour ne pas être attirées par lui et qu’il voulait prouver qu’il était supérieur à elles. Cet étudiant de 22 ans faisait partie du groupe masculiniste Men’s right movement qui persiste à croire que les femmes, en accaparant le pouvoir et les privilèges des hommes, les ont rendus opprimés (Schoen, 2014). Selon le dictionnaire La Toupie, le masculinisme prône les droits des hommes en affirmant que le féminisme est tombé dans l’excès. De plus, certains masculinistes plus radicaux soutiennent la position dominante de l’homme (La Toupie). Cet évènement n’est qu’une évidence parmi tant d’autres que le discours de la crise de la masculinité est un discours sexiste qui se perpétue aujourd’hui. Lire la suite de « Crise de la masculinité ou crainte du féminisme montant? »

Les magazines pour adolescentes et la construction du genre féminin

L’omniprésence d’images retouchées de femmes aux attributs irréalistes m’inquiète quant à l’exposition des jeunes filles aux messages implicites qui sont transmis. Les images publicitaires ont bien entendu comme fonction première la vente de produits pour réaliser un profit. Toutefois, la stratégie employée pour y arriver est de vendre un idéal de beauté inatteignable pour la majorité des femmes. Ainsi, la deuxième fonction des publicités est la reproduction du modèle de genre féminin traditionnel. Les jeunes filles vivent entourées d’images de femmes qui, en grande majorité du temps, ne correspondent ni à leur apparence ni à celle des femmes qui les entourent. Les exigences en matière de beauté féminine sont très élevées, provoquant l’insatisfaction corporelle de plusieurs. Lire la suite de « Les magazines pour adolescentes et la construction du genre féminin »

Hypersexualisation, instrument de domination masculine

Les concours de beauté pour jeunes filles, les publicités montrant des femmes partiellement dénudées, les filles qui se maquillent et qui s’habillent en tenue légère dès un jeune âge, les vidéoclips à caractère sexuel, les poupées pour enfants qui sont maquillées et vêtues pour séduire… L’hypersexualisation se manifeste de façon presque omniprésente dans notre société. Elle se traduit dans la sexualité des jeunes par deux phénomènes : le recours sans modération à des moyens axés spécifiquement sur le corps pour se rendre séduisant-es (épilation des poils pubiens, musculation des bras, etc.) et la sexualisation du corps des jeunes filles et des figures publiques (Blais, Raymond, Manseau et Otis, 2009). Il est pertinent de se demander; quels sont les impacts des comportements et des images à caractère sexuel sur la construction des genres féminin et masculin et sur les pratiques sexuelles? Lire la suite de « Hypersexualisation, instrument de domination masculine »